Qu’est devenu

le « château » de Sirot ?

 


Lorsque j’ai procédé au dé­pouillement, puis à l’informatisation des registres paroissiaux de La Grande-Verrière (71), voilà quel­ques années, j’ai naturellement relevé l’indication des villages, ha­meaux ou lieux-dits correspon­dants. Parmi ceux-ci figure une localité appelée, avec de multi­ples variantes orthographiques, Sirot et, quelquefois, tour de Cy­raux.

Il ne subsiste aujourd’hui aucun vestige ni aucun souvenir du lieu-dit en question, mais deux actes notariés différents mentionnent une particularité singulière : ce Sirot aurait été, au milieu du XVIIe siècle, un château.

Qu’on en juge :

— Le contrat de mariage, passé le 15-9-1652 devant DEMORON, notaire à Verrière-sous-Glenne, mentionne que la future épouse, Dimanche DECHAULME, fille de Jean DECHAULME et de Michelle ROLLIN, « réside au châ­teau de Sirot ».

— Le contrat de mariage passé le 15-1-1654 également devant DEMORON, entre Pierre MILLOT et Marthe DECHAUME, fille de †Pierre DECHAUME et de Jeanne BOYER, mentionne que la future et ses parents sont de Syrot.

— Le contrat de mariage du 27-6-1659, devant DEMORON, indique que la future épouse, Antoinette BAUDRAN, fille de Claude BAU­DRAN et de Lazarette BOYER, qui épouse Jean DEVILCHEZE, de­meure également au château de Sirot.

— Jeanne BAUDRAN, fille de Jean BAUDRAN, métayer, et de †Léonarde DESJOURS, qui épouse de 22-11-1701 Georges GUILLON, métayer, demeure « à la tour de Cyraux » ; son frère Léonard, qui se marie l’année suivante, habite plus modestement Cyraux

— Puis viennent Noël COUREAU, meunier, et son épouse, Pierrette DECHAUME.

— Beaucoup plus tard (seconde moitié du XVIIIe), on trouve à Sirot : les couples Jean CORNIAU, labou­reur, et son épouse, Marie PAS­SARD, ainsi que leurs cinq enfants ; Louis CORNIAU et ses épouses successives, Jeanne GAUTHIER et Jeanne JULLIEN ; Philibert COR­NIAU, époux de Jeanne BAILLAU ; Antoine COUREAU, meunier, époux de Léonarde DEVILCHEZE, qui est tantôt à Sirot, tantôt au Crot-au-Meunier (les emplacements sont voisins) ; Jean COUREAU, meunier, époux de Nicole DEMONTCHAR­MONT.

Il serait trop long et fastidieux de dresser la liste des habitants successifs de ce lieu-dit, qui figure encore dans la liste des hameaux de La Grande-Verrière lors du recensement des confirmés de 1756 (y habite alors un PAU­CHARD).

Il existe une famille SIROT, qui a été intéressée par cette recher­che. Il ne semble pas qu’elle détienne la clé de cette énigme. M. NIAUX, secrétaire de la Société éduenne, s’intéresse également à cette question dans le cadre de sa recherche de la localisation de la bataille entre Jules CÉSAR et les Helvètes.

Sirot se situe, sur la carte de CASSINI, entre le Crot-au-Meunier et Velleret ; le symbole qui le représente est celui d’une ferme isolée. Sur la rive nord-est d’un ruisseau, il aurait pu posséder (ou être devenu) un moulin.

Quel lecteur documenté (tra­vaillant notamment sur les minutes DEMORON) pourra nous apporter des renseignements complémen­taires ?

Merci d’avance !

 

Pierre CHARROPPIN